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Petit guide de gravure de CD

 

INTRODUCTION

FAQ

GLOSSAIRE

LIENS

NOTE : suite aux nombreux messages que j'ai reçus, je tiens à dire que le but de ce site n'est nullement d'encourager le piratage. La copie de CD doit rester réservée à un usage personnel, ou concerner des logiciels libres de droit ( LINUX rulez!).

* INTRODUCTION

Vous avez sans doute remarqué le nombre d'annonces faites ces derniers temps dans les magasins et les revues spécialisées... Avec un ticket d'entrée à 50 Euros pour le graveur et des supports vierges à moins de 1 Euros pièce , soit un coût imbattable de 0,1 centime le Mo,  la gravure de CD est maintenant à largement à la portée de tout le monde.

Enfin, pas tout à fait. Car la gravure de CD n'est pas un acte aussi anodin que l'écriture d'une disquette ou l'enregistrement d'une cassette audio. C'est une opération qui reste très délicate, et requiert un minimum de savoir-faire technique. Certes, les logiciels les plus récents facilitent grandement les choses, mais ce n'est pas encore totalement trivial. Témoins tous ces gens que je connais et qui ont mis des jours ou des semaines à faire fonctionner correctement leur matériel.

Ce que je vous propose ici n'a pas l'ambition d'être une encyclopédie du gravage de CD, mais simplement un petit guide pour vous aider à débuter, rédigé sous forme de "Foire Aux Questions" (Frequently Asked Questions ou FAQ). Je recommande fortement la lecteur de la "bible" de la gravure, la FAQ d'Andy  McFadden (il existe une version française).

 

Ce texte peut être reproduit ilbrement, à condition de citer la source (URL). Attention, ceci n'est pas forcément le cas des documents rédigés par autrui qui sont ici référencés.

 

* FOIRE AUX QUESTIONS

Quelle est la différence entre CD, CDR et CDRW?

Les CD sont les disques que l'on trouve pré-enregistrés dans le commerce. Ils sont généralement gravés par pressage à partir d'une matrice... comme les vieux disques vinyl.

Les CDR eux sont gravés à l'aide d'un rayon laser, d'où le titre de ce document, "BURNING ROM".

Une fois gravé, un CDR n'est plus modifiable, du moins dans la zone qui a été gravée. Les CDRW peuvent être effacés puis réécrit un millier de fois environ, mais sont 10 fois plus chers (pour l'instant!).

Quelle est leur capacité?

Dans le cas général, un CDR contient 650 Mo de données ou 74 minutes de musique environ (cas du CDR74). On remarquera que 74 minutes de son stéréo en PCM ou WAV, avec une fréquence d'échantillonage de 44 kHz, cela fait 750 Mo de données numériques. Ces 100 Mo de différence proviennent de l'utilisation pour les CD de données d'un code de correction d'erreur qui assure l'exactitude de l'information lue. La contrepartie est que ce code de correction prend beaucoup de place. En audio, si un bit lu est erronée, cela ne s'entend pas. La correction des erreurs est donc alors moins utile et a été simplifiée, d'où le gain de place par-rapport au CD de données.

On trouve maintenant couramment des CDR80 (80 minutes en audio, ou 700Mo de données), qui sont acceptés par l'ensemble des lecteurs.

Il existe également des CDR90 et CDR99, mais ils sont assez chers (souvent le double d'un CDR90, pour seulement 10% de capacité en plus) et ne sont pas acceptés par tous les graveurs, et ne correspondent pas aux standards CDR et CDDA initiaux. Si vous souhaitez en utiliser, le mieux est de vous renseigner sur le site web du constructeur (chercher la rubrique "support"). Si votre lecteur n'est pas tout neuf, vous aurez peut-être à mettre à jour le logiciel interne de votre lecteur (firmware) pour pouvoir utiliser des CDR90. C'est une opération délicate, mais généralement très simple, les constructeurs fournissant généralement un logiciel qui se charge de l'opération (attention toutefois à ne pas interrompre l'opération, ou votre graveur deviendrait inutilisable).

Quels sont les différents formats de CD?

Il y a une grande diversité de formats physiques et logiques de CD. Nous ne les citerons pas tous, mais voici les principaux :

data CD CD de données (défini par un document appelé Red Book)
CD-DA CD audio (défini par le Yellow Book)
CD-i CD Interactif, poussé par Philips, mais qui n'a jamais vraiment décollé (défini par le Green Book)
CD-R CD enregistrable (Orange Book)
CD-MO CD Magnéto-Optiques (Orange Book, part I)
CD-WO CD réinscriptible une fois (Write-Once) (Orange Book, part II). Ce sont les CDR habituels.
CD-RW CD réinscriptible (ReWritable) (Orange Book, part III)
Video-CD Format de CD contenant de la vidéo au format MPEG-1. L'image était médiocre sur un grand téléviseur, et en tout cas bien inférieure à celle, analogique, d'un Laserdisc. Défini par le White Book. Il existe un autre standard de Video-CD, plus récente, le Super-Vidéo CD (SVCD), qui utilise le MPEG-2 (également présent sur les DVD).
CD Extra C'est un CD comprenant deux sessions, la première avec des pistes audio, la seconde avec des données. Défini par le Blue Book. Aussi appelé CD-plus.

Comment choisir son graveur?

Le choix d'un graveur se fait selon plusieurs critères :

 

 

 

 

 

 

La plupart des graveurs modernes ont un BIOS flashable, c'est-à-dire qu'il est possible de télécharger une mise à jour de leur logiciel interne à partir du site internet du constructeur. Ceci est important, car il permet de résoudre certains problèmes liés à des "bugs" ou des incompatibilités, ou de prendre en compte un nouveau format de CD, etc.

J'ajouterais à cela qu'un P133 avec 32Mo de RAM et des disques EIDE aux performances dépassés me permettaient de graver sans le moindre problème en 4x en SCSI. Inutile donc d'avoir un PC de course. Évidemment, si vous avez un 383-33, vous risquez tout de même d'avoir quelques difficultés à graver à plus de 1x... Avec un graveur IDE, prévoyez un peu de marge au niveau puissance, et évitez d'utiliser Word pendant que vous gravez en 12x!

Conseil : si votre système est un peu juste, désactivez l'anti-virus et les résidents non indispensables durant la gravure. Piège habituel : l'économiseur d'écran. Lorsqu'il se déclenche, il prend le processeur et peut faire échouer une gravure. Il faut donc le désactiver systématiquement avant de graver. Retirez également sous Windows 95/98/NT/2000 la notification d'insertion de CD, qui peut au mieux agacer lors d'une copie de CD et au pire perturber la cloture de la session de gravage.

Comment choisir son lecteur de CDROM?

Comme je l'ai dit précedemment, un graveur peut toujours servir de lecteur, mais pour des raisons de performances et de longévité, il vaut mieux utiliser un lecteur de CDROM.

La principale contrainte sur celui-ci est que sa vitesse doit être nettement supérieure à celle du graveur. Si vous gravez en 8x, ne prenez pas un vieux 4x récupéré dans un placard! Choisissez au minimum un 24x, voire plus, avec un bon temps d'accès (100ms par exemple) si vous souhaitez faire des copies directement de CD à CD.

Vérifiez également le spindown time du lecteur. C'est le temps au bout duquel son moteur ralentit, puis s'arrête. Si celui-ci est trop petit et non ajustable, vous aurez des difficultés à faire des copies directes de CD à CD. Ce fut mon cas avec un 8x TOSHIBA. En principe, les lecteurs actuels n'ont pas ce problème, mais on peut encore le rencontrer sur des PC portables.

Autre fonctionnalité à regarder, la faculté de faire de l'extraction audio numérique (DAE), qui permet de récopier sur le disque dur tout ou partie d'un CD audio. Cette fonction est indispensable pour la copie de CD audio. Les lecteurs sont loin d'être équivalents. Certains en sont incapables (cas des TOSHIBA, jusqu'à ce qu'apparaisse le modèle 32x). le TEAC 532 est très recommandable, capable de DAE à la vitesse 10x. Le seul à pouvoir se targuer d'atteindre la perfection dans ce domaine est PLEXTOR, avec ses Ultraplex32 et 40 (tous SCSI bien entendu). Attention, les Ultraplex sont des lecteurs Ultra-SCSI. Le SCSI assurant une compatibilité ascendante et descendante, vous pouvez les connecter à une carte SCSI-2, mais vous perdez un peu en performances. Pour avoir une idée des performances des différents lecteurs et graveurs dans ce domaine, vous pouvez consulter le post de Björn Wilberg à ce sujet.

Généralement, tous les lecteurs de CDROM modernes lisent les CDR. Mais les anciens ne peuvent pas tous lire les CDRW. C'est donc un autre point à vérifier.

Comme pour les graveurs, l'interface SCSI est avantageuse. Pour un 32x, le débit peut dépasser les 5Mo/s! Un lecteur IDE qui prenait 50% du processeur ne devrait pas prendre plus de 5% dans sa version SCSI. Ceci est un atout pour les copies directes de CD à CD.

Les marques que je recommanderais sont PLEXTOR, cher mais excellent, et TEAC. SONY, PANASONIC et PIONEER semblent satisfaisants. Je déconseille TOSHIBA (sauf le 32x) et surtout MITSUMI.

Vous pouvez aussi choisir un lecteur de DVD. Un DVD 2x équivaut à un CD 24x, et un 4x à un 32x. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous renseigner sur les possibilités de dézonage, avant d'acheter un lecteur de DVD. Vérifiez bien avant d'acheter un lecteur de DVD video de salon qu'il peut relire les CDR, car, contrairement aux DVD-ROM, ce n'est pas systématique. La présence d'une carte de décompression hardware avec le DVD-ROM peut être nécessaire si votre carte n'a pas de décodeur MPEG2 matériel et si vous n'avez pas un PC puissant (genre PIII-600).

Comment se passe une session de gravure?

Bien évidemment, cela dépend du logiciel. Je me bornerai ici à décrire comment se passent les sessions de gravure classiques (données, audio, copie) avec WinOnCD sur Windoze95.

WinOnCD fonctionne avec un wizard, un assistant, qui permet de faire le gros du paramétrage du logiciel en répondant à des questions. C'est essentiellement destiné aux débutants, mais j'ai conservé l'habitude de l'utiliser, car il réduit les risques d'erreurs.

Dans 98% des cas, j'utilise trois types de session : création de CD de données, création de CD audio, copie de CD à CD.

Dans le cas des CD de données, je sélectionne les fichiers et les répertoires en les faisant glisser vers la fenêtre de session dans WinOnCD. C'est extrêmement simple. S'il s'agit de fichiers venant de supports amovibles multiples (i.e. plusieurs CDROM), je les recopie auparavant sur le disque dur, dans une partition dédiée. Cette partition fait 750Mo (taille maximale d'une image de CD audio). L'intérêt d'avoir une partition dédiée pour la gravure est qu'elle est facile à effacer et ne se fragmente pas, ce qui améliore les temps d'accès.

Le logiciel m'indique après chaque ajout de fichiers le volume total et restant. En cas de dépassement de la capacité du CDR (i.e. 640Mo), un voyant rouge s'allume.

Ensuite, après avoir donné un nom de volume au CDR, je bascule dans la fenêtre de paramétrage de la session, où je choisis la vitesse de gravure (4x pour un CD de données), le mode DAO (je grave toujours en DAO), le mode monosession (le disque est finalisé en fin de gravure. Avec le mode multisession, je pourrais le graver en plusieurs fois. Il y a aussi un mode incrémental, plus efficace). et l'utilisation ou non d'une image sur le disque dur.

Car je peux soit graver directement depuis les fichiers originaux, soit passer par la création d'une image de ce que sera le CDR sur le disque dur avant de graver. C'est cette image qui sera utilisée pour créer le CDR final. J'utilise souvent cette option, car même si elle rajoute plusieurs minutes au temps de gravure, elle m'apporte l'assurance qu'aucun problème de temps de réponse du disque ne viendra perturber la gravure. En effet, des problèmes peuvent survenir par exemple dans le cas où l'un des répertoires copiés contient plusieurs centaines de petits fichiers (cliparts par exemple). Le système met quelques secondes à lire tout le répertoire et cela peut suffire à faire échouer la gravure en 4x.

Une autre façon de s'assurer que la gravure sera correcte est d'utiliser l'option simulation. Celle-ci effectue toutes les opérations d'une gravure normale, mais le laser du graveur ne délivre que la puissance de lecture. Le CDR reste donc vierge. En cas d'erreur, il est réutilisable. En revanche, si tout se passe bien, le logiciel relance alors la gravure, pour de bon cette fois. Cela double le temps de gravure, mais offre 100% de fiabilité (ou 99,9%). Je l'ai beaucoup utilisé au début, mais maintenant je grave directement.

Comment copier un CD?

Très simplement, il suffit de mettre le disque original dans le lecteur de CDROM, un disque vierge dans le graveur, sélectionner dans le logiciel (en l'occurence pour moi le WinOnCD Wizard) la fonction "copie de CD", valider la source proposée, choisir la vitesse (je prends généralement 2X pour l'audio, 4X pour les données), valider la gravure "au vol" (sans image) et démarrer la copie.

Pour les CD audio, j'ai l'habitude de passer par une image. En effet, l'Ultraplex32 descend rarement en-dessous de 8x en DAE, avec des pointes à 14x sur mon P133, mais il m'est arrivé, sur certains disques très abimés, d'avoir des problèmes de lecture qui m'ont faire descendre en-dessous de 4x, voire 2x. C'est rare, mais depuis je reste prudent, sauf si je suis pressé. Avec l'image, pas de problème, c'est 100% de réussite.

Pour les CD de consoles de jeux (Playstation...), WinOnCD ne fonctionne pas. Il faut CD Creator ou Nero. Vous pouvez aussi utiliser PSXCOPY, un logiciel DOS qui fonctionne très bien.

Comment créer un CD de données?

Avec les logiciels modernes comme WinOnCD, il suffit de demander un projet de type CD-data, d'indiquer un nom de CD (facultatif), puis de faire glisser les fichiers ou les répertoires vers la fenêtre de session à partir de l'éditeur.

Par défaut, le logiciel créera un  système de fichier JOLIET. Le système standard pour les CDROM est l'ISO-9660, qui limite la taille des noms de fichiers à 8+3 caractères, pour être compatible avec MSDOS. Évidemment, ce n'était guère pratique, alors d'autres systèmes ont vu le jour, comme le Rock Ridge (pour Unix), le HFS (pour Mac) et le Joliet (pour Windows 95). Le Rock Ridge et le Joliet sont néanmoins lisibles par un système limité au 9660 comme MSDOS, mais les noms de fichiers sont bien évidemment tronqués.

Il est possible de créer un CD bootable. Sous UNIX, aucun problème. Sur PC, il faut un BIOS récent qui supporte le démarrage depuis un CDROM. L'opération est un peu délicate, mais certains logiciels le font très bien (CD Creator, Nero...). Pour plus de renseignements, voir cet article posté dans comp.publish.cdrom.hardware ou l'URL suivante:

http://incolor.inetnebr.com/guardian/boot-cd.shtml

Un autre type particulier de CD est celui qui mixte des pistes de données et des pistes audio. Une première possibilité est de mettre les données dans la piste 1 du CD ("mixed mode"), elles seront lues dans problème dans tous les CDROM, mais les lecteurs de CD tenteront de lire la première piste, qu'il faudra généralement sauter manuellement (cas par exemple du CD Songs of distant earths de Mike Oldfield).

Une approche plus élégante consiste à créer un disque multisession, avec les pistes audio dans la première session et les données dans l'autre: c'est le CD-plus ou CD-Extra. Les lecteurs audio ne liront que la première session, alors que les lecteurs de CDROM (s'ils sont capables de lire les CD multisessions, ce qui est le cas des lecteurs modernes) pourront accéder à la dernière session.

Comment créer un CD audio?

Copier un CD audio (ou CD-DA) est simple sur le plan des opérations, mais peut s'avérer délicat. En fait, cela dépend beaucoup du matériel (source et graveur). Si vous souhaitez faire des copies de CD audio, n'hésitez pas à investir dans un très bon lecteur de CDROM. Ou plus exactement, dans un lecteur de CDROM excellent en DAE.

La source des pistes de votre CD peut être soit un CD audio, soit un fichier WAV, soit les deux à la fois. Dans le premier cas, le logiciel créera par DAE les fichiers WAV correspondant aux pistes de l'original.

Parmi les paramètres à surveiller:

Notons que le CD-DA n'utilise pas de code de correction d'erreur sophistiqué comme le CD-Data, de sorte que de l'espace est récupéré sur le CD. Un CD-DA contiendra donc jusqu'à 750Mo de données sonores. Si vous créez une partition dédiée sur votre disque dur, il faudra en tenir compte!

Si vous avez des "clics" parasites dans l'enregistrement, vérifiez que vous n'êtes pas en TAO. Ensuite, regardez si votre logiciel possède une fonction pour les effacer (c'est le cas de WinOnCD). Si le problème persiste, diminuez la vitesse de DAE et de gravure. Et si les clicks sont toujours là, vous pouvez toujours essayer de changer de lecteur de CDROM (mauvaise synchronisation lors du DAE) ou de logiciel.

Qu'est-ce que le DAE?

Qu'est que le DAE? C'est l'extraction audio numérique (Digital Audio Extraction). C'est la fonction qui permet de récupérer le contenu numérique PCM des CD et de les stocker sur le disque au format WAV ou autre, ou de les envoyer directement au graveur.

Pourquoi utiliser cette fonction? Parce que si vous utilisez par exemple un lecteur CD de salon ou un balladeur (ou la sortie analogique d'un CDROM) et que vous numérisez ce signal, vous allez avoir de fortes pertes en qualité à cause des convertisseurs de la carte son, généralement de très médiocre qualité. Avouez que c'est dommage pour un support numérique! Alors qu'avec le DAE, vous pouvez, dans des conditions idéales, fait une copie conforme de l'original.

Tous les lecteurs ne sont pas égaux, loin de là. Mon TOSHIBA 8x était pratiquement nul pour le DAE, faisant une extraction médiocre à la vitesse de 0,8x. D'autres vont fonctionner à 4x, mais vont produire tout un tas de clics et de craquements dans le fichier son résultant.

Il est absolument fondamental de choisir son lecteur de CDROM sur ce critère. Les meilleurs sont les PLEXTOR, de très loin! C'est pourquoi j'ai acheté un PLEXTOR 32x. Il fait le DAE à 16x en pointe (20x sur certains systèmes paraît-il), et avec une perfection étonnante. Impossible de voir la moindre différence. Mon graveur TEAC 55S fait une excellent DAE à 9,6x de moyenne (pour une vitesse de lecture maxi de 12x!). Comme je l'ai déjà dit, Plextor, Teac et certains Pioneer sont excellent pour cette tâche. Pour les autres, il faut soit tester, soit consulter les sites webs recensant les performances en DAE (voir avec YAHOO ou ALTA-VISTA), soit encore voir les newsgroups adhoc (comp.publish.cdrom.hardware et comp.sys.ibm.pc.hardware.cd-rom notamment).

Pourrais-je lire mes CDR audio dans mon lecteur CD? DVD?

En principe oui. Mais il peut y avoir des sources d'incompatibilité:

La règle générale est qu'il vaut mieux faire des essais, ou, comme pour le DAE, demander dans un newsgroup. N'hésitez pas, si cela est possible, à écrire au fabricant de la platine CD pour lui poser la question. Mais si c'est une grande marque et que le modèle n'a pas plus de 4/5 ans, il ne devrait pas y avoir de problème.

Comment transférer une K7 ou un vinyl sur CD?

Ces supports étant analogiques, il convient de convertir le signal qui en est issu en données numériques. Pour cela, on utilise un circuit appelé convertisseur analogue/numérique (ADC). Les professionnels utilisent des appareils dédiés de haute qualité. Un ADC haute-fidélité vous coûtera au bas mot 3000F.

Si vous ne recherchez pas la perfection, sachez que la plupart des cartes son (par exemple les SOUND BLASTER) intègrent un composant ADC. Il suffit de raccorder la sortie ligne de votre amplificateur stéréo (une sortie préamp out ou tape rec fera l'affaire) à l'entrée ligne de votre carte son (il vous faudra probablement un câble 2RCA mâles - Jack 3,5 stéréo mâle). Notez que les cartes TURTLE BEACH sont réputées pour la qualité de leurs convertisseurs. Si vous souhaitez faire beaucoup de transferts sur CD, c'est un critère à retenir. Les récentes Sound Blaster Live! sont équipées d'une section A/N améliorée.

Attention, vous pouvez connecter ainsi directement la sortie d'un tuner ou d'une platine K7 ou d'un magnétoscope (via un adaptateur Péritel-RCA, puis le câble ci-dessous), mais pas la sortie d'une platine vinyl (vous savez, les disques noirs). En effet, celle-ci utilise des niveaux très faibles (de l'ordre du millivolt et moins), contre 2V pour une sortie ligne. Il vous faudra donc utiliser un préampli (ou un amplificateur intégré) pour récupérer le signal d'une platine vinyl.

Comme logiciel de numérisation, vous pouvez utiliser celui livré avec votre carte son (CTWAV pour Creative Labs par exemple) ou des outils de retouche sonore comme SOUND FORGE (mon préféré) ou COOL EDIT. Ces outils vous permettront en outre de nombreuses manipulations comme le découpage en plages, la modification du volume, la réduction de bruit, etc. SOUND FORGE possède notamment un plug-in très intéressant pour la restauration d'enregistrement vinyliques: il réduit le souffle et élimine les "clics" statiques. Revers de la médaille, ces logiciels ont besoin de beaucoup de mémoire vive et d'une machine assez puissante (compter P133 avec 64Mo minimum).

Quels CDR vierges choisir?

Vous avez dû remarquer (ou le remarquerez vite...) que tous les CDR ne se ressemblent pas. Certains sont dorés sur le dessus, d'autres argentés. Certains sont bleus au-dessous, d'autre dorés, d'autres encore verts.

La couleur de la face supérieure est fonction du type de la couche reflective (or ou argent), située sur le dessus et particulièrement fragile. c'est d'ailleurs la partie la plus fragile du CDR, d'autant qu'elle est la plus proche des données, contrairement à ce qu'on pourrait penser. C'est pourquoi, personnellement, j'ai pris l'habitude d'étiquetter mes CD avec des étiquettes spéciales (Zweckform ou Avery): c'est plus joli qu'un gribouilli au marqueur et c'est la protection ultime. Au fait, attention à n'utiliser que des marqueurs sans solvants, car ils pourraient altérer cette couche réflective.

La couleur de la face inférieure est due à la subtance chimique qui stockera les données (cyanine, phthalocyanine...).

Mis à part ces couches et une couche protectrice supplémentaire sur le dessus, le reste du CD (substrat) est en principe composé de polycarbonate.

Quels sont les meilleurs alors? Ma foi, le débat fait rage.

Pour les CD de données, qui ont un système de correction d'erreur, j'utilise une marque de moyenne gamme, qui est très bon marché. Sauf pour les CD que je souhaite conserver longtemps. Pour eux, j'utilise des KODAK Gold ou des VERBATIM Silver.

Pour l'audio, j'utilise exclusivement les silver/blue (argentés/bleus) de VERBATIM. D'abord, d'expérience, je n'ai jamais eu le moindre problème avec eux. Ensuite, ils sont réputés avoir un taux d'erreur très faible et une bonne longévité, ce qui est essentiel quand je fais un CD audio.

En pratique, le mieux est d'essayer plusieurs marques. Unetelle passera bien dans un lecteur X, mais pas dans un lecteur Y, etc.

Que faire du CD si ma gravure rate?

Deux cas peuvent se présenter :

  1. Vous avez utilisé un CDRW. Dans ce cas, bonne nouvelle, vous pourrez le réutiliser.
  2. Vous avez utilisé un CDR. Dans ce cas, bonne nouvelle, vous avez alors un très joli dessous de verre. Vous pouvez aussi décorer tout un mur si votre matériel est vraiment foireux... Bref, il est définitivement fichu!

Il est "normal" au début d'expérimenter un peu et de rater quelques CD par ignorance ou maladresse. Par exemple, j'en ai raté un à la suite du déclenchement de l'économiseur d'écran, qui a pris le CPU suffisamment longtemps pour interrompre le flux de données et provoquer l'échec de la gravure! Lorsque vous gravez sous Windows, et surtout si vous n'avez pas de graveur SCSI, désactivez tout ce qui peut perturber la machine: économiseur d'écran, antivirus, défragmenteur, logiciel de fax, etc. Le problème se pose beaucoup moins sous UNIX.

En revanche, si au bout de 20 gravures vous tournez à 50% d'échecs, il faut vous inquiéter et contacter votre revendeur! Sur mon (très) ancien P133 avec des disques durs IDE loin d'être certifiés AV (audio-vidéo, qui garantit une certaine régularité du débit et des temps de réponse), je tournais à 3 ou 4% d'échecs, les 3/4 du temps à cause d'une maladresse de ma part. L'augmentation du taux d'échecs peut aussi être une manifestation du vieillissement du graveur, pensez à le nettoyer de temps en temps, par exemple avec un CD de nettoyage spécial.

Comment graver des DVD?

Le DVD (voir glossaire) est un nouveau format, utilisant un laser bleu d'une longueur d'onde inférieure à celle du CD actuel. Les informations sont donc beaucoup plus petites, donc plus denses. De plus, ce format peut comporter deux couches superposées (le laser se refocalise sur la couche qu'il doit lire) et deux faces, atteignant des capacités de 4,7 Go à 18 Go ! Notons qu'une compétition entre les différents constructeurs a entraîné la coexistence de plusieurs formats de DVD enregistrables... incompatibles. Les prochains mois nous permettront probablement d'y voir plus clair.

Si le DVD vidéo commence à être très répandu (plusieurs milliers de titres Zone2 en France!), et a rapidement remplacé son ancêtre le Laserdisc (disque vidéo de 30cm de diamètre, d'une technologie similaire au CD audio), en revanche il décolle très lentement en version DVD-ROM, malgré les ventes de lecteurs qui décollent. Autant le catalogue DVD-video est pléthorique, autant le catalogue de DVD-ROM est réduit, les éditeurs hésitant à se couper de la majorité des utilisateurs, encore équipés uniquement de lecteurs CD.

La capacité du DVD rend intéressante son utilisation dans les domaines où les 650 Mo du CDROM ne suffisent plus.

On trouve maintenant des graveurs de DVD-ROM à partir de 300 Euros. Compter 5 à 10 Euros un DVD vierge.

Attention toutefois, il existe trois standards concurrents et incompatibles: DVD-RAM (le premier, encore répandu mais devrait disparaître), le DVD-R/DVD-RW, DVD+R/DVD+RW. Cette page est orientée CDR, aussi nous ne détaillerons pas ces formats. Sachez toutefois qu'il existe quelques rares graveurs de DVD capables d'écrire les deux formats.

* GLOSSAIRE

ADC : Analog-digital converter, convertit un signal analogique en numérique (par exemple PCM pour les CD-audio).

CD-Extra : CD mixte données et audio.

CDR : CD inscriptible une fois.

CDR74 : le format le plus répandu, contenant 74 minutes d'audio PCM ou 650 Mo de données.

CDR80 : permettent de stocker 80 minutes d'audio ou 700 Mo de données. Nettement plus cher que les CDR74, ils sont parfois utiles dans certaines situations. En avoir une boîte dans un tiroir est une bonne précaution.

CDRW : CD réinscriptible (environ 1000 fois).

DAE : Digital Audio Extraction, opération consistant à extraire numériquement le contenu d'un CD audio.

DAO : Disk-At-Once, mode de gravure dans lequel le disque est gravé en une seule fois (voir TAO).

DVD : Digital Versatile Disc, nouveau format de disque optique numérique, censé remplacer le CD, avec une capacité de 4,7 à 18 Go.

E-IDE : version améliorée de l'IDE. Permet un débit de 16 Mo/s, mais pas aussi efficace que le SCSI. Son avantage est d'être disponible sur tous les PC.

IDE : Interface disque standard des PC.

ISO 9660 : système de fichier de base pour les CDROM.

Joliet : extension pour Windows 95 et NT de l'ISO 9660 destiné à supporter les noms de fichiers longs.

Multiread : capacité requise d'un lecteur de CDROM pour lire un CDRW, ou d'un DVD pour lire les CDR.

Overburn : opération supporté par certains logiciels (Nero, Disc Juggler...) qui permet de mettre plus de données sur un CDR74 que ce qui est prévu par le constructeur. Cela dépend également du médium et du graveur, mais on peut souvent placer par exemple 77 minutes d'audio sur un CDR74.

Packet-Writing : méthode pour graver un CD de façon incrémentale, ce qui permet par exemple de copier les fichiers vers le graveur comme s'il s'agissait d'un lecteur de disquette.

PCM : Pulse Coded Modulation, méthode de codage numérique des CD-audio.

Rockridge : système de fichiers pour CDROM utilisé par UNIX notamment.

SCSI : Interface de type bus destinée à des périphériques tels que disque dur, CDROM, graveur, scanner, etc. Le SCSI de base permet un débit de 5 Mo/s, le SCSI-2 de 10 Mo/s, le SCSI-3 ou Ultra-SCSI de 20 Mo/s, l'Ultra-Wide SCSI de 40 Mo/s et le nouveau UW-SCSI-2 / LVD de 80 Mo/s !

TAO : Track At Once, mode de gravure dans lequel le laser est coupé entre chaque plage du disque, imposant une pause de 2 secondes entre chaque plage. Voir DAO.

UDF : standard permettant d'écrire petit à petit sur un CDR, comme s'il s'agissait d'une disquette ou d'un disque dur (mais l'écriture reste irréversible). Très pratique pour l'archivage.

Ultra-DMA 33 : version améliorée de l'E-IDE, permettant un débit de 33 Mo/s.

Ultra-DMA 66 : version améliorée de l'E-IDE, permettant un débit de 66 Mo/s.

Ultra-DMA 100 : version améliorée de l'E-IDE, permettant un débit de 100 Mo/s.

 

* LIENS

Documentation

FAQ d'Andy  McFadden: la bible des FAQ sur la gravure de CD! Marc Kergomard en a écrit une traduction en français.

ADAPTEC: Vous y trouverez de nombreux articles techniques sur la gravure et le SCSI.

TEKRAM : les modèles de carte SCSI 390 et 390U sont très bon marché (350/450F), complètes et sont idéales pour faire fonctionner graveur, lecteur, scanner, voire disque dur...

Matériel

PLEXTOR fabrique les meilleurs lecteurs et graveurs.

TEAC, SONY, PHILIPS proposent également des solutions de gravure et des lecteurs de CDROM de bonne réputation. YAMAHA est aussi à retenir pour son excellent rapport performances/prix.

Logiciels

ADAPTEC: Commercialise de nombreux logiciels pour la gravure, et notamment l'excellent CD Creator deluxe, à utiliser au moins dans sa version 3.5 (des patches de mise à jour sont téléchargeablement gratuitement sur le site ADAPTEC).

CEQUADRAT : Logiciel WinOnCD, simple et efficace, mon préféré.

NERO : Nero Burning Rom est peut-être le meilleur actuellement. Il est plutôt orienté "bidouille". C'est le logiciel préféré de beaucoup de "pirates", mais chuuuut!

GEAR : fut l'un des pionniers des logiciels de gravure, et ça se sent...

DISC JUGGLER : Il ne sait que copier des CD, mais excelle dans cette tâche, avec la capacité de faire de l'overburn, de régler précisément nombre de paramètres, et de graver simultanément sur plusieurs graveurs.

GEAR : fut l'un des pionniers des logiciels de gravure, et ça se sent...

CLONE CD : est un logiciel très populaire, similaire à DISC JUGGLER. Avec son extension CLONY XXL, il a la réputation d'être particulièrement performant pour la copie des CD protégés.

CDRWIN : particulièrement recommandable pour les copies de CD à CD.

NOTE : Les solutions de gravure sous LINUX sont multiples, et... gratuites! Leur fiabilité est excellente, et même si toutes les fonctionnalités avancées des graveurs ne sont pas disponibles, il est formidable de pouvoir graver tout en compilant un programme et en surfant sur Internet ou en jouant à DOOM sans que la gravure ne plante. Bref, même sans graveur "burn-proof", le taux d'échec sous Linux est très bas. Il existe de nombreux logiciels graphiques de gravure sous Linux: XCDRoast, gToaster, KreateCD, gcombust, K3b... Il existe de nombreux sites expliquant la gravure sous Linux. Vous trouverez des liens intéressants sur le site DesktopLinux.com (par exemple).


cantotp@wanadoo.fr (créé 21/05/98, modifié 06/06/2003)

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